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Je suis là - Clélie Avit

 

Prix Nouveau Talent 2015

 

« Ça fait vingt semaines que je suis seule, seulement six que je m’en rends compte. Et pourtant, j’ai l’impression que ça fait une éternité. Ça passerait peut-être plus vite si je dormais plus souvent. Enfin, si mon esprit se déconnectait. Mais je n’aime pas dormir. »

 

À la suite d’un accident d’escalade en montagne, Elsa est plongée dans le coma. Tandis que l’espoir de son réveil s’amenuise de jour en jour, que ses proches et les médecins commencent à baisser les bras, un jeune homme, Thibault, pénètre par erreur dans sa chambre. Traumatisé par le sort de son frère, qui a renversé deux jeunes filles en voiture, Thibault décide de se confier à Elsa et noue une relation avec elle, malgré son mutisme. Est-il à ce point désespéré de lui-même ? Ou a-t-il décelé chez elle ce que plus personne ne voit ?

 

Une histoire d’amour improbable – ou miraculeuse. Un mélange entre "Nos étoiles contraires" et "La Belle au bois dormant". Jeanne de Ménibus, Elle.

 

Le livre de Poche.

 

Mon avis:

Se lit rapidement. L'alternance des narrateurs Elsa et Thibault est une excellente idée.

Ce roman a manqué un peu d'approfondissement sur la partie "Sylvain" et sur la fin.

Un bon moment de lecture

 

Note : 3.5/5

 

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La drôle de vie de Zelda Zong - Laurence Peyrin

Et si tout le monde pouvait changer de vie ? Foutu mardi, foutue pluie... Sur cette route d'Irlande qu'Hanna a prise tant de fois pour aller à son atelier, c'est l'accident. À l'hôpital, la jeune femme se lie avec Zelda, sa voisine de chambre de 85 ans, positive et joyeuse, experte en broderie. Mais Hanna sent un mystère chez la vieille dame, qui esquive toute question précise sur son passé. Que peut-elle avoir à cacher, à son âge ? Bientôt, Hanna découvre que Zelda Zonk était le nom d'emprunt de Marilyn Monroe quand elle voulait passer inaperçue. Hanna sait bien que c'est absurde, Marilyn est morte il y a presque cinquante ans, et pourtant... Tout en menant l'enquête, Hanna commence à réfléchir au sens de sa propre vie. Est-elle vraiment épanouie dans ce hameau perdu, dans ce mariage routinier ? Si vraiment Zelda est Marylin, si elle a réussi à passer de la lumière à l'anonymat, pourquoi elle-même ne pourrait-elle pas changer de vie ?

 


 

Mon avis :

Une histoire bien racontée. Avec cette partie légendaire du mystère Zelda Zong, qui m'a tenue en haleine jusqu'à la fin. 

Je fais un parallèle avec Sur la route de Madison. 

De nombreux points communs entre ces deux histoires : Une vie rangée, avec un mari omniprésent, une passion dévorante. 

Seule la fin diffère.

J'ai adoré cette lecture du début à la fin. Tous les personnages sont attachants, aucun ne fait "tâche".

J'attends de lire la suite : Hannah 

Suffirait-il de partir pour tout oublier ? En tout cas, c'est ce qu'a voulu croire Hanna. Pour effacer le souvenir de son amant, la jeune femme a quitté l'Irlande et a ouvert à New York une librairie, Pemberley, un endroit chaleureux où l'on vient piocher un bon livre et rester des heures à grignoter les meilleures pâtisseries de Manhattan. Au milieu de cette nouvelle vie il y a la petite Eleanor, 6 mois, qui, bien malgré elle, complique tout… et rend l'oubli impossible. 
Hanna l'ignore encore, mais elle n'est pas la seule à avoir enfoui un secret trop grand pour elle. Bientôt, elle va découvrir que ses proches ont tous quelque chose à lui cacher : son mari, sa sœur, et même la mystérieuse Zelda Zonk depuis l'au-delà ! Que se passera-t-il pour Hanna lorsqu'un tout petit événement, presque anodin, fera éclater la vérité ? Après La drôle de vie de Zelda Zonk, Prix Maison de la presse 2015, Laurence Peyrin redonne vie à ses personnages pour notre plus grand bonheur dans une nouvelle histoire savoureuse et intense.
 

Note : 4/5

L'auteur :

Laurence Peyrin a été attachée de presse pour Marlboro F1 (1987-1989), journaliste au Dauphiné Libéré (1989-2010).

Elle est intervenante cinéma de MeMyBoss depuis 2010.

Son roman "Stockholm" est paru en mai 2014 en e-book.

Elle obtient le prix des maisons de la presse en 2015 avec "La drôle de vie de Zelda Zonk".

Mère de six enfants pour la plupart adolescents, elle se consacre désormais à transmettre sa passion du cinéma à des élèves de collège, aux voyages et à l’écriture qui occupe la plus grande partie de sa vie. 
 

 

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Une simple lettre d'amour - Yann Moix

« Il est toujours bon d’écrire aux femmes que l’on aime. Ne serait-ce que pour les avertir, une fois la rupture consommée, qu’elles font bien de fuir ceux qui leur ont menti, les ont bernés, les ont parfois trompées pendant si longtemps. Il en va de leur départ comme de la mer, lorsque celle-ci se retire : on s’aperçoit de ce qui se cachait sous les flots. Des bidons d’essence, de vieux pneus, des bestioles décharnées. »
Y. M.
 
 
En exhumant de ses cartons cette lettre vieille de dix-huit ans, Moix accomplit un geste magnifique et ressuscite un verbe qui n’appartient qu’à lui. Albert Sebag, Le Point.
 
Ne pas croire l’adjectif « simple » dans le titre. C’est une lettre d’amour fiévreuse, complexe, ambitieuse, sombre, exaltée, caractérielle, très littéraire. Bernard Pivot, Le Journal du dimanche.
 
C’est cru et cruel, certes, mais aussi inventif et souvent tordant. Louis-Henri de la Rochefoucauld, Technikart.

 

Mon avis :

Que de grandes phrases, que de grandes tournures de phrases, d'expressions, de citations, de phrases vulgaires...

Vraiment ce roman est beurk. Toutes ces phrases haineuses pour parler des femmes, de ses conquêtes... 

Seules les 3 dernières pages valent le coup....

Sérieusement, je regrette, l'investissement, et le temps perdu à le lire...

Yann Moix aime s'entendre parler, et se lire... 

 

Note : 1.5/5

 

 

La littérature était étalée sur le parquet ; dans chaque livre que je lisais, que j'essayais de lire, je te cherchais. Toutes les expériences devenaient miennes - je revivais joies et douleurs en empruntant d'autres vies. Je redécouvrais la prose et la poésie à l'aune de cette seule perspective : y retrouver, intacte, notre «histoire d'amour». Je m' aperçus qu' Ovide, Stendhal, Pétrarque, Racine, Byron, Shakespeare, Baudelaire, Zweig, Aragon, Proust ne me parlaient que de toi.

Je pleure en me retournant dans le lit où ta place inoccupée prend désormais toute la place.

C est drôle, on parle de «début», mais quand une histoire n'a pas lieu d'être, le début contient déjà la fin ; le début et la fin se confondent, ils sont strictement la même chose...

Être heureux définitivement, sans altération, sans ramification, sans amplification mais sans dégénérescence : on en appelle a du fixe, à de l' immobile, à de l'immarcescible. Non : il y a toujours une tumeur qui sourd, un orage qui fait ses gammes quelque part, une horreur qui tonne.

Or, l' amour est plus méchant que la guerre, puisque la guerre consiste à faire du mal à veux que l'on aime pas.

Quant aux larmes, ces poèmes du corps, elles finiront dans ces zones intéressantes de la mémoire qu'on appelle l'oubli.

Devant moi, je ne vois que du futur, du futur, et pas moindre trace d avenir.

L’infidélité, l’éparpillement ne sont pas des vices, ne sont pas des tares : ils font partie intégrante de la nature. Je sais bien que la biologie entend être matée par les rudiments de la civilisation et tous les solfèges du savoir-vivre ; tu me diras que les gènes n’existent que pour être domptés par la coutume.

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Etta et Otto (et Russell et James - Emma Hooper

Parce qu'elle n'a jamais vu la mer de toute sa vie, Etta, 83 ans, quitte un beau jour sa ferme du Saskatchewan pour un long périple de 3 200 km. À pied. 
Parce qu'elle lui a pris son fusil (mais laissé ses recettes de cuisine), son mari Otto l'attendra comme il pourra. Avec ses souvenirs. 
Parce qu'il est amoureux d'Etta depuis toujours, Russell, leur voisin et ami, sautera dans sa camionnette à la recherche de la voyageuse. 
La mémoire s'enfuit, le passé refait surface : trois destins verront la mer. 

" Un roman magique et incroyablement généreux. " ELLE

" Emma Hopper est une nouvelle et brillante étoile de la littérature. " The Times

" Un roman tout en nuances et vraiment émouvant. " The Guardian

 

Mon avis :

Je n'ai pas été réceptive aux bonnes composantes de ce roman. Je me suis perdue entre le passé et le présent, entre les souvenirs, la réalité, la réalité réinventée par la sénilité, les rêves, les lettres... 

L'écriture est fluide, le roman se lit rapidement, aisément. Le faits ne sont jamais exprimé clairement, on devine plus qu'il n'est écrit la guerre, la mort en couche, la fausse couche. 

C'est dommage... Vraiment dommage, car la couverture m'avait fait de meilleures promesses.

 

Note : 2/5

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Ça peut pas rater ! - Gilles Legardinier

Résumé : 

– J'en ai ras le bol des mecs. Vous me gonflez?! J'en ai plus qu'assez de vos sales coups?! C'est votre tour de souffrir?! 
Ma voix résonne dans tout le quartier. Et là, trempée, titubante, épuisée, je prends une décision sur laquelle je jure de ne jamais revenir : je ne vais plus rien leur passer. On remet les compteurs à zéro. On renverse la vapeur. Je vais faire payer ce fumier. Chaque joueur doit vous donner mille baffes. Je vais me venger de tout. Puisque aucun bonheur ne descendra d'un ciel illusoire, je suis prête à aller chercher le peu qui me revient jusqu'au fond des enfers.
La gentille Marie est morte, noyée de chagrin. À présent, c'est la méchante Marie qui est aux commandes. À partir de maintenant, je renvoie les ascenseurs et je rends la monnaie de toutes les pièces. Les chiens de ma chienne sont nés et il y en aura pour tout le monde. La vengeance est un plat qui se mange froid et je suis surgelée. La rage m'étouffe, la haine me consume.

Marie pensait avoir trouvé l’homme de sa vie, jusqu’à ce que son couple implose de façon brutale et scandaleuse. Anéantie, elle décide ne plus faire confiance aux mâles et surtout, ne plus rien leur passer. Ni dans sa vie privée, ni au travail. 
Marie ne croit plus à l’amour, ce mirage source de tous les malheurs des femmes. Mais voilà, Marie a du cœur, une famille, des amies aussi tordues qu’elle et une soif de vivre qui n’a pas fini de la précipiter dans des plans impossibles.

Mon Avis:

J'ai tout aimé dans ce roman, oups, je devrais dire j'ai tout globiché. 

L'amitié entre Christine et Emilie, est enviable. L'aventure contée sur Dormex, l'entreprise ou elles travaillent, les amitiés et le coté famille. A chaque niveau raconté, ce roman est globichable à souhait.

Bravo monsieur Legardinier! Milles bravos.

Note : 4.5/5

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Tombée du ciel - Cecelia Ahern

Résumé :

Adam et Christine se croisent une nuit sur le Ha'penny Bridge à Dublin. Lui, désespéré, s'apprête à sauter du pont. Elle, en plein divorce, lui fait une offre incroyable : lui prouver en quelques jours que la vie vaut la peine d'être vécue. Malgré sa détermination, elle sait que le défi sera difficile à relever. Dans cette course contre la montre, s'enchaînent aventures romantiques et improbables balades nocturnes. Petit à petit, Christine s'aperçoit qu'Adam reprend bel et bien goût à la vie, et ce n'est pas sa seule découverte...

Mon avis :

Une histoire dont la fin est prévue mais qui n'en reste pas moins passionnante et émouvante. J'ai adoré comme tous les romans de Cecelia Ahern. A quand le prochain?

Note : 4.25/5

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HAIG - Les guerriers perdus - Thierry Poncet

Résumé :

La belle Vanda nous l'avait mis profond. Elle avait fait exploser la mine d'or, mis le feu à notre campement et s'était enfuie avec l'argent. Le grand Carlo nous a fait promettre de la retrouver et de nous venger. Tous les sept, on a juré. Et je vais vous dire un truc : on n'aurait pas dû. Parce que des États-Unis à l'Afrique, des Balkans au Mexique, il nous a coûté salement cher, le serment !

 

Avis :

J'ai eu envie de lire la suite des aventures de Haïg. 
C'est un deuxième tome qui se situe chronologiquement avant le premier tome. 

Que dire de ce deuxième tome, entre deux échange de tirs, deux lignes de coke, deux gardes surarmés?

Les pages se tournent invariablement, sur une rivière de violence, sur le pire de l'humanité. 
Entre les drogues, les jeux d'argent, les ventes d'armes sous le manteau, les fusillages, les guet apens, les explosions, les cadavres, l'auteur nous raconte une histoire de vengeance.
Un groupe de 6 personnes dissiminés tout autour de la planète, a prété serment de se venger d'une trahison. 
Bien sûr entre la théorie et la pratique, il y a un gap. Et rien ne se passe comme prévu.

J'ai lu avidement, sans réussir à apprécier la lecture. 

La seule partie bénéfique de ce roman est la multitude de description assez poétique des paysages, comme dans le tome 1.

Les personnages principaux n'attirent ni sympathie, ni antipathie. A part le personnage de Baltimore détestable au plus haut point car il est grossier, violent, instable, drogué jusqu'à la moelle et fourbe. 

Je me doute bien que sur Terre, vivent des gens détestables à ce point, méchants, meurtriers, dans tous les mauvais coups à partir du moment où ça rapporte. Mais, je n'ai pas réussi à y croire dans ma lecture. Le "too much" a enlevé au roman ce qui l'aurait rendu vraisemblable.

Dommage...

Note : 3/5

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Le linguiste était presque parfait - David Carkeet

Résumé :

Quelqu'un traite Jeremy Cook de trou du cul devant la toute nouvelle et très charmante assistante du centre d'étude du langage des nourrissons où il mène ses recherches, et tout est bouleversé. 

S'il n y avait que ça... mais l'affable Arthur Stiph, mystérieux collègue obsédé par l'étrange notion de contre-amitié, est retrouvé mort, assassiné, justement dans le bureau de Cook. 

Et, d'un coup, ce dernier doit élucider un meurtre, rédiger une conférence insipide dont le sujet change tous les jours, devenir éminemment désirable et, plus important que tout, découvrir grâce à la linguistique bien entendu, mais aussi quelques coups tordus qui a bien pu lancer cette foutue rumeur comme quoi il serait un mauvais coup au lit.

Qui a dit que la vie d'un linguiste était un long fleuve tranquille ?

 

Mon avis :

Une opinion ma foi bien mitigée.
C'est comme un polar sans le coté sombre, le coté sanglant, sans le coté "narrateur flic".

On suit le linguiste Jeremy Cook au sein de Wabash, confronté à ses collègues qu'il ne supporte qu'à moitié. 

Tous les actes criminels ramènent à lui. le mystère est entretenu jusqu'à la toute fin. 

Le souci c'est qu'on ne sait pas la raison. C'est dommage.

J'ai trouvé que l'auteur a su nous faire voyager dans les méandres d'un savant. Un vrai bazar.

Pas trop mal pour un roman qui a quasiment 40 ans.
 

Note : 3.75/5

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