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« Il est toujours bon d’écrire aux femmes que l’on aime. Ne serait-ce que pour les avertir, une fois la rupture consommée, qu’elles font bien de fuir ceux qui leur ont menti, les ont bernés, les ont parfois trompées pendant si longtemps. Il en va de leur départ comme de la mer, lorsque celle-ci se retire : on s’aperçoit de ce qui se cachait sous les flots. Des bidons d’essence, de vieux pneus, des bestioles décharnées. »
Y. M.
 
 
En exhumant de ses cartons cette lettre vieille de dix-huit ans, Moix accomplit un geste magnifique et ressuscite un verbe qui n’appartient qu’à lui. Albert Sebag, Le Point.
 
Ne pas croire l’adjectif « simple » dans le titre. C’est une lettre d’amour fiévreuse, complexe, ambitieuse, sombre, exaltée, caractérielle, très littéraire. Bernard Pivot, Le Journal du dimanche.
 
C’est cru et cruel, certes, mais aussi inventif et souvent tordant. Louis-Henri de la Rochefoucauld, Technikart.

 

Mon avis :

Que de grandes phrases, que de grandes tournures de phrases, d'expressions, de citations, de phrases vulgaires...

Vraiment ce roman est beurk. Toutes ces phrases haineuses pour parler des femmes, de ses conquêtes... 

Seules les 3 dernières pages valent le coup....

Sérieusement, je regrette, l'investissement, et le temps perdu à le lire...

Yann Moix aime s'entendre parler, et se lire... 

 

Note : 1.5/5

 

 

La littérature était étalée sur le parquet ; dans chaque livre que je lisais, que j'essayais de lire, je te cherchais. Toutes les expériences devenaient miennes - je revivais joies et douleurs en empruntant d'autres vies. Je redécouvrais la prose et la poésie à l'aune de cette seule perspective : y retrouver, intacte, notre «histoire d'amour». Je m' aperçus qu' Ovide, Stendhal, Pétrarque, Racine, Byron, Shakespeare, Baudelaire, Zweig, Aragon, Proust ne me parlaient que de toi.

Je pleure en me retournant dans le lit où ta place inoccupée prend désormais toute la place.

C est drôle, on parle de «début», mais quand une histoire n'a pas lieu d'être, le début contient déjà la fin ; le début et la fin se confondent, ils sont strictement la même chose...

Être heureux définitivement, sans altération, sans ramification, sans amplification mais sans dégénérescence : on en appelle a du fixe, à de l' immobile, à de l'immarcescible. Non : il y a toujours une tumeur qui sourd, un orage qui fait ses gammes quelque part, une horreur qui tonne.

Or, l' amour est plus méchant que la guerre, puisque la guerre consiste à faire du mal à veux que l'on aime pas.

Quant aux larmes, ces poèmes du corps, elles finiront dans ces zones intéressantes de la mémoire qu'on appelle l'oubli.

Devant moi, je ne vois que du futur, du futur, et pas moindre trace d avenir.

L’infidélité, l’éparpillement ne sont pas des vices, ne sont pas des tares : ils font partie intégrante de la nature. Je sais bien que la biologie entend être matée par les rudiments de la civilisation et tous les solfèges du savoir-vivre ; tu me diras que les gènes n’existent que pour être domptés par la coutume.

Tag(s) : #2016 Lectures, #Yann Moix

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