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2015-05-30T11:44:28+02:00

L'analphabète qui savait compter - Jonas JONASSON

Publié par McChipie
L'analphabète qui savait compter - Jonas JONASSON
Résumé :

Née à Soweto pendant l’apartheid, Nombeko Mayeki commence à travailler à cinq ans, devient orpheline à dix et est renversée par une voiture à quinze. Tout semble la vouer à mener une existence de dur labeur et à mourir dans l’indifférence générale. Mais c'est sous-estimer le destin... et le fait qu’elle est une analphabète qui sait compter – deux facteurs qui la conduisent loin de l'Afrique du Sud et la font naviguer dans les hautes sphères de la politique internationale. Durant son périple, elle rencontre des personnages hauts en couleur, dont deux frères physiquement identiques et pourtant très différents. Nombeko réussit à se mettre à dos les services secrets les plus redoutés au monde et se retrouve enfermée dans un camion de pommes de terre. C'est à ce moment-là que l’humanité est menacée.

Mon avis :

Une jeune femme a grandi en vidant les latrines en Afrique du Sud et finit en Suède. Des personnages hauts en couleur : un Ingénieur alcoolique, deux jumeaux qui ne comptent que pour un, des agents du Mossad, un potier américain paranoïaque, une jeune colérique, et de hautes personnalités.

Dans la même veine que "Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire", une histoire rocambolesque, une histoire de fous, dans un monde complètement barré.

Je finis par croire que l'auteur a un pète au casque.

Histoire amusante, rafraichissante, délirante, qui fait du bien.

Note : 4.5/5

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2015-05-24T10:55:20+02:00

Le sumo qui ne pouvait pas grossir - Eric-Emmanuel SCHMITT

Publié par McChipie
Le sumo qui ne pouvait pas grossir - Eric-Emmanuel SCHMITT
Résumé :

Sauvage, révolté, Jun promène ses quinze ans dans les rues de Tokyo, loin d'une famille dont il refuse de parler. La rencontre surprenante d’un maître du sumo, qui décèle un « gros » en lui malgré son physique efflanqué, va l'entraîner dans la pratique du plus mystérieux des arts martiaux. Avec lui, Jun découvre le monde insoupçonné de la force, de l'intelligence et de l'acceptation de soi. Mais comment atteindre le zen lorsque l'on est dans la douleur et la violence ? Comment devenir sumo quand on ne peut pas grossir ?

Après Milarepa, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Oscar et la dame rose, L'Enfant de Noé, meilleures ventes de l’auteur, Eric-Emmanuel Schmitt poursuit Le Cycle de l'Invisible avec ce récit qui mêle enfance et spiritualité, nous conduisant à la source du bouddhisme zen.

Mon avis :

Ecriture fluide, jolie histoire, rapide à lire (moins de 100 pages). Une histoire comme je les aime, avec des personnages qu'on apprend à aimer, on suit leur développement, en espérant le mieux pour eux. Des personnages dont on voudrait faire des amis. Super moment de lecture.

Note : 5/5

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2015-05-20T20:24:53+02:00

Nous - David NICHOLLS

Publié par McChipie
Nous - David NICHOLLS
Résumé :

Après le phénoménal succès d'Un jour, David Nicholls, sacré auteur britannique de l'année aux National Book Awards, fait son grand retour avec une comédie douce-amère irrésistible qui a déjà ravi le coeur du monde entier.

Paris, Amsterdam, Munich, Vérone, Venise, Florence, Rome, Naples. Le Louvre, le musée Van-Gogh, la place Saint-Marc. Terrasses ensoleillées, trattorias bondées : l'été s'annonce chargé pour les Petersen.
Douglas, le père, est extatique.
Connie, la mère, est plus mesurée.
Pour Albie, leur fils de dix-sept ans, c'est carrément l'enfer.

Et pour tous, c'est peut-être l'occasion d'un nouveau départ.

Douglas le sait, c'est sa dernière chance de prouver que derrière le biochimiste coincé se cache un mari attentionné et un père superfun.
Connie, elle, va devoir affronter le souvenir de celle qu'elle était, cette étudiante en art qui sillonnait l'Europe en quête de folles expériences. Et celle qu'elle est devenue, une épouse rangée qui voudrait bien passer à autre chose.
Quant à Albie, grand photographe en herbe, entre fugues et passion amoureuse, arrivera-t-il à renouer avec son père et à voler enfin de ses propres ailes ?

Crise de la cinquantaine, crise de couple, crise d'adolescence : Nous, c'est vous.

Mon avis :

Merci aux éditions Belfond et à l’opération Masse critique de Babelio de m’avoir fait découvrir ce nouveau roman de David NICHOLLS.

Moi qui avait adoré « Un jour » et « Pourquoi pas ? », j’ai eu à cœur de découvrir « Nous ».

L’histoire est plaisante.

Un homme et une femme qui vont sur la cinquantaine, avec un fils de 17ans.

Leur mariage bat de l’aile, est au point mort.

Connie, l’épouse annonce à Douglas qu’elle veut se séparer de lui, après les vacances « le grand tour » qu’ils ont prévu.

Le grand tour est l’occasion de visiter Paris, Amsterdam, Munich, Venise, etc comme si on y était. Mais pas uniquement les beaux quartiers à touristes, mais ce qui est moins reluisant comme les hotels de charme danois.

Naturellement ce grand tour est un échec, et le fils Albie se fait la malle avec Kat, une jeune femme qui est partie de chez elle, et qui vit en jouant de l’accordéon dans la rue.

En résumé, c’est la débâcle totale.

Connie et Douglas s’apprêtent à rentrer en Angleterre, quand Douglas change d’avis et part à la recherche de son fils.

En bref, un road movie, un peu spécial, plein de visites de musée, qui m’ont donné envie de découvrir certains artistes.

Je ne dévoile pas la fin du livre. Je ne m’y attendais pas. J’ai haï chaque personnage dans ce roman, au moins une fois. C’est la tout le talent de l’auteur, qui nous les rend si crédibles que nous éprouvons pour ces personnages admiration, peine, haine, espoir. Les chapitres courts permettent de jongler facilement entre présent et passé.

J’ai passé un bon moment entre Connie, Douglas et Albie. Parfois, on a envie de leur botter le derrière avec force en leur rappelant que ce qui fait qu’on se sent bien dans une famille c’est tout simplement de s’aimer, de s’écouter et de s’épauler. Qu’importent les différences, ou les caractères de chacun.

Note : 4/5

Mais prétendre que rien n'a changé constitue un changement en soi.

tous les livres sur Babelio.com

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2015-05-08T11:03:37+02:00

Le théorème des Katherine - John GREEN

Publié par McChipie
Le théorème des Katherine - John GREEN
Résumé :

Après Nos étoiles contraires, John Green nous propose un roman plus léger. Qu'est-ce que le théorème des Katherine ? C'est Colin, jeune surdoué qui en est à l'origine. Et pour cause : 19 fois il s'est épris d'une jeune fille nommée Katherine et 19 fois son histoire s'est mal terminée. Il a donc décidé avec de savants calculs de créer un théorème tentant de prévenir les ruptures...

Mon avis:

Lecture moins addictive que Nos étoiles contraires ou Qui es tu Alaska?.

L'histoire est originale, mais les personnages ne sont pas attachants. Entre Hassan qui a de grands principes, mais qui sonne creux, Colin qui est plus que nombrilo-egocentrique. Il n'y a que le personnage de Lindsey qui m'a intéressé, et aussi celui de Hollis.

Le lieu du récit est par contre assez ubuesque : une usine où on produit des cordons pour tampons hygiéniques.

Le tout avec en filigrane la recherche d'une formule mathématique qui pourrait prédire la fin de toute relation amoureuse, quelle horreur!

Bref, pas terrible.

Note : 3/5
Citations :

- D’accord... Nom d’un chien, ça a un goût de maïs arrosé à l’essence à briquet.

- Ça y est, t’es aveugle?

- Je n’en sais rien. Bon, à toi.

-... AkhhhhEchhAhhh. Kahh. Ehhhhh. Ouah. Ouah. Ouf. J’ai l’impression d’avoir roulé une pelle à un dragon.

L’embêtant quand on avance dans la vie comme un caméléon, c’est qu’on arrive à un point où plus rien ne semble réel.

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2015-05-08T10:53:21+02:00

Le rire du Cyclope - Bernard WERBER

Publié par McChipie
Le rire du Cyclope - Bernard WERBER
Résumé :

Darius, humoriste célèbre et coqueluche du tout Paris, s’effondre dans sa loge à l’issue d’une représentation à L’Olympia. Quelques minutes avant sa mort, le pompier de garde l’a pourtant entendu éclater de rire…Journaliste au Guetteur moderne, Lucrèce Nemrod est sûre qu’il ne s’agit pas d’une mort naturelle. Son complice, Isidore Katzenberg, qui vit toujours dans son château d’eau, entouré de dauphins, est persuadé qu’il faut remonter aux origines du rire pour mener à bien cette enquête…Un roman werbérien à la fois malin et savant, où l’on retrouve deux de ses héros favoris : Isidore Katzenberg et Lucrèce Nemrod. Après le chaînon manquant et le cerveau, l’étrange phénomène du rire est au centre de leur nouvelle enquête.

Mon avis :

Lecture agréable. J'ai beaucoup apprécié la réinterprétation de l'histoire vis à vis de l'épée de Salomon. J'avais pourtant deviné la façon dont le Cyclope était mort. J'ai moins apprécié la relation entre Lucrèce et Isidore.

Bref une lecture agréable, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Note : 3/5
Citations :

« Quand le corps humain fut créé, toutes ses parties voulaient être le chef.

LE CERVEAU disait : Puisque je contrôle tout le système nerveux je devrais être le chef.

LES PIEDS disaient : Puisque nous maintenons tout le corps debout nous devrions être les chefs.

LES MAINS disaient : Puisque nous faisons tout le travail et gagnons de l’argent pour nourrir le corps, nous devrions être les chefs.

LES YEUX disaient : Puisque c’est nous qui apportons l’essentiel des informations sur le monde extérieur, nous devrions être les chefs.

LA BOUCHE disait : Puisque c’est moi qui nourris tout le monde, je devrais être le chef.

Et ainsi de suite pour le CŒUR, les OREILLES et les POUMONS.

Enfin LE TROU DU CUL se fit entendre et demanda à être le chef. Les autres parties du corps se moquèrent à l’idée qu’un simple TROU DU CUL puisse les diriger.

Alors le TROU DU CUL se mit en colère : il se referma sur lui-même et refusa de fonctionner. Bientôt le CERVEAU devint fiévreux, les YEUX devinrent vitreux, les PIEDS trop faibles pour marcher, les MAINS pendaient sans force et le CŒUR et les POUMONS luttaient pour survivre. Ainsi tous supplièrent le CERVEAU de céder et de permettre au TROU DU CUL d’être le chef.

Ainsi fut fait. Toutes les parties du corps purent dès lors reprendre leur activité tandis que le TROU DU CUL dirigeait tout le monde et s’occupait principalement de la gestion des “emmerdements” comme tout chef digne de ce nom.

Moralité : il n’est nullement nécessaire d’être un cerveau pour devenir chef, un simple TROU DU CUL a nettement plus de chances d’y réussir. »

Extrait du sketch Les Trous du cul ont de l’avenir,

de Darius WOZNIAK.

— Eh bien je ne suis pas tout le monde. Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison.

« Tomber amoureuse », c’est une drôle d’expression. Pourquoi ne dit-on pas « s’élever amoureuse » ? Probablement parce qu’on est conscient qu’il s’agit d’une chute, d’une perte. Un amour « profond » est un amour dans lequel on se perd.

Quelle femme osera révéler à un homme que le vrai point G est celui qui se trouve à la fin du mot shopping ?

La vie est un film qui finit mal, Lucrèce. Ce qui est intéressant ce sont les péripéties avant le générique de fin.

Mais qui parle des cadavres des centaines de milliers d’ouvriers qui ont bâti la Grande Muraille ou le château de Versailles. Derrière chaque chef-d’œuvre il y a un cimetière.

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