Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

La cabane - William P. Young

La cabane - William P. Young

 

 

cabaqdc.gif

 

"Là où la tragédie se confronte à l'éternité"

L'histoire...

Missy, la cadette des filles de Mackenzie Allen Phillips, a été enlevée lors de vacances en famille. Certains éléments pouvant démontrer qu'elle a sans doute été victime d'un meurtre abject ont été trouvés dans une
cabane abandonnée au fin fond d'une région sauvage de l'Oregon.


Quatre ans plus tard, toujours en proie à son "grand chagrin" Mackenzie trouve glissé sous sa porte un message énigmatique l'invitant à retourner à la Cabane, celle-là même où l'on avait retrouvé la veste pleine de sang de Missy. Au mépris du bon sens, Mackenzie s'y rend. Ce qu'il va y trouver changera sa vie à jamais.

 

Dans ce monde où règnent d'indicibles souffrances, où donc est Dieu? Les réponses qui seront données à Mackenzie vous ébahiront et...de la douleur, vous passerez à un fantastique message d'espoir. Ce roman connaît un succès exceptionnel grâce au bouche à oreille.La cabane - William Paul YOUNG

 

 

Mon avis:

Je ne sais pas trop quoi penser de cette lecture. Se lit facilement, donne parfois de bons maux de tête, à cause des noeuds faits avec les neurones. Mais je n'ai pas accroché. Cette lecture qui se veut être le témoignage d'un homme blessé par l'assassinat non résolu de sa petite fille qui a rencontré Dieu et a appris à se délester de son chagrin. La fin est pas mal.

 

Cela dit, ce n'est pas ma tasse de thé!

 

Note : 2/5

Voir les commentaires

La voleuse de livres - Markus Zusak

La voleuse de livres - Markus Zusak

 

 

La voleuse de livres - Markus ZUSAK

 

 

Résumé :

1939. En Allemagne nazie.
Le pays retient son souffle.
La mort n'a jamais été aussi occupée et jamais elle ne le sera autant.

Un roman où il est question :
d'une fillette
de mots
d'un accordéoniste
de fanatiques
d'un boxeur juif
d'un certain nombre de vols...

C'est la mort elle-même qui raconte cette histoire. Dotée d'un humour noir, sarcastique, mais compatissant, elle est témoin de la folie des hommes. Tout semble perdu d'avance, sauf quand se distinguent des enfants rebelles et des Allemands qui n'obéissent pas aux règles...

Quand la mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l'écouter !

 

 

Mon avis :

Souffle coupé! Le contexte est originale. Pour une fois, cela se passe dans une rue allemande, au coeur même de l'allemagne nazie, pendant la seconde guerre mondiale. Pour une fois, les allemands ne sont pas diabolisés! Cependant leur image prend un bon coup! Dans cette Allemagne égratignée par le règne du Fuhrer, vit Liesel, fille confiée par sa mère à une famille quelconque. Rosa lave et repasse du linge pour les riches du coin, lui, Hans, est artisan peintre et accordéoniste le soir venu.

Liesel va devoir combattre ses démons, apprendre à lire, apprendre à aimer la lecture, voler des livres, jouer au foot et donner des raclées quand ce sera le moment.

 

Tous ces moments du roman sont "beaux", sont "parfois tristes", mais surtout nous oppressent. Car la mort, narratrice du roman, fait monter le suspense comme dans un de ces films au cinéma. On imagine aisément un fond sonore nous happer avec passion dans l'histoire, nous angoisser.

 

La fin du livre m'a mis les larmes aux yeux.

 

Ce roman est un des meilleurs que j'ai jamais lu!

 

Note : 5/5

 

CITATIONS :

 

Les flammes orange saluèrent la foule tandis qu'elles dévoraient le papier et les caractères d'imprimerie. Les mots en feu étaient arrachés à leurs phrases.

 

Les humains aiment bien le spectacle d'une petite destruction, me semble-t-il. Ils commencent par les châteaux de sable et les châteaux de cartes et ils vont de plus en plus loin. Ils sont particulièrement doués pour ça.

 

Pour souffrir, tous les lieux se valent.

 

Ce jour-là, en partant, Liesel parvint, non sans mal, à dire quelque chose. Traduction : elle se débattit avec trois mots immenses, qu'elle porta sur l'épaule avant de laisser tomber ce fardeau maladroit aux pieds d'Usa Hermann. Ils glissèrent sur le côté au moment où elle ne pouvait plus supporter leur poids. Ils restèrent sur le sol, énormes, éloquents et malhabiles.

TROIS MOTS IMMENSES
JE SUIS DÉSOLÉE

 

Lorsque les prisonniers arrivèrent, le bruit de leurs pas palpita sur le revêtement de la chaussée. Dans leurs crânes affamés, leurs yeux étaient immenses. Et la crasse. Ils étaient dans une gangue de crasse. Les mains des soldats les poussaient et ils titubaient en une brève accélération forcée avant de reprendre lentement leur marche sous-alimentée.

 

"LE DERNIER HUMAIN ÉTRANGER, PAGE 38
Cette rue de la ville était noire de monde, mais l'étranger
se sentait aussi seul que si elle avait été vide."

 

J'aurais aimé parler à la voleuse de livres de la violence et de la beauté, mais qu'aurais-je pu dire qu'elle ne sût déjà à ce sujet ? J'aurais aimé lui expliquer que je ne cesse de surestimer et de sous-estimer l'espèce humaine, et qu'il est rare que je l'estime tout simplement. J'aurais voulu lui demander comment la même chose pouvait être à la fois si laide et si magnifique, et ses mots et ses histoires si accablants et si étincelants.

Voir les commentaires

Funérailles célestes - Xinran

Funérailles célestes - Xinran

 

Funerailles-celestes---XINRAN.jpg

Présentation de l'éditeur :

En 1956, Wen et Kejun sont de jeunes étudiants en médecine, remplis de l’espoir des premières années du communisme en Chine. Par idéal, Kejun s’enrôle dans l’armée comme médecin. Peu après, Wen apprend la mort de son mari au combat sur les plateaux tibétains. Refusant de croire à cette nouvelle, elle part à sa recherche et découvre un paysage auquel rien ne l’a préparée – le silence, l’altitude, le vide sont terrifiants.
Perdue dans les montagnes du nord, recueillie par une famille tibétaine, elle apprend à respecter leurs coutumes et leur culture. Après trente années d’errance, son opiniâtreté lui permet de découvrir ce qui est arrivé à son mari… Quand Wen retourne finalement en Chine, elle retrouve un pays profondément changé par la Révolution culturelle et Deg Xiaoping. Mais elle aussi a changé : en Chine, elle avait toujours été poussée par le matérialisme ; au Tibet, elle a découvert la spiritualité.

Une histoire hors du commun.

 

 

Mon avis :

Une histoire réellement intéressante. Tant par la description de la vie que mène Wen au Tibet au sein de la famille de Saierbo, mais également sur les coutumes religieuses, les croyances de ses hôtes. Le dénouement de l'histoire est aussi incroyable. Je ne peux dire qu'une chose : J'ai été enchantée par ce récit. Et dire que cette histoire est vraie. Incroyable, très bien écrit, une pure merveille!

 

 

CITATION :

Wen a tendu à sa mère son certificat de mariage. Seule une mère pouvait garder  quelque chose d'aussi important. Elle a donné à son père la tasse à thé et la serviette de toilette de Kejun, sachant à quel point il aimait son gendre. Puis elle a remis à sa soeur, qui était au courant de tous ses secrets, un paquet contenant la correspondance, les papiers d'identité de Kejun et leurs lettres d'amour.

 

 

CITATION :

La tête de Wen lui tournait. Jamais auparavant elle n'avait entendu de conversation politique comme celle-là. Quand elle était jeune, elle avait été inspirée par des idéaux politiques, mais ses amis et elle avaient tous les mêmes croyances. Elle doutait de pouvoir jamais démêler toutes ces informations confuses qu'on venait de lui donner. La vérité, a-t-elle pensé, sera toujours fuyante parce que les hommes ne pourront jamais retrouver le passé tel qu'il s'est véritablement déroulé.

 

 

CITATION :

Ne soyez pas triste. Prenez un jour après l'autre, et les jours passeront vite.

 

 

CITATION :

Il était toujours utile de se voir dans le miroir que nous tend l'autre, surtout quand la confrontation séculaire entre deux peuples voisins comporte de tels enjeux.

 

 

CITATION :

Peut-être est-il essentiel d'avoir un idéal vers lequel tendre, car - dit le dalaï-lama - "sans idéal, on n'avance pas. Qu'on l'atteigne ou non n'a guère d'importance ".

 

  Ma note : 5/5

Voir les commentaires