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Sheila Levine est morte et vit à new York - Gail PARENT

Sheila Levine est morte et vit à new York

Auteur: Gail PARENT
Édition: Rivages

Littérature Etrangère




Résumé :

'Vu l'explosion démographique, vous en connaissez un, vous, de moyen plus écolo que de s'éliminer soi-même ? Vous imaginez un peu ce que ça demande comme préparatifs, une mort ? Encore plus qu'un mariage ! Après tout, c'est pour l'éternité.' Voilà la plus longue lettre de suicide jamais écrite. Après une enfance au sein d'une famille juive dont la devise est 'trouve un mari à la fac, après ce sera plus dur', après des études à l'université de Syracuse puis à la New York University, Sheila Levine va se retrouver instit, comme sa mère le lui avait toujours recommandé, mais, à son plus grand désespoir, sans mari. Elle décide donc de se suicider un 4 juillet, histoire que la fête batte son plein.

'Salut, tu es qui ?
- Sheila Levine, une des filles qui habitent ici.
- Ouais, c'est bien ce que je pensais. Tu t'es occupée des poubelles toute la soirée.
- Et toi ? Je parie que ton nom commence par un N.
- Comment t'as deviné ? C'est vrai, je m'appelle Norman, Norman Berkowitz. Comment t'as deviné ?
- Je m'en suis doutée.
- Arrête, dis-moi ?
- Un petit oiseau me l'a dit.
- Non, vraiment, dis-moi.
- C'est sur la boucle de ta ceinture.
- [... ]




Maman, je vais suivre ce régime.
- T'es sûre de manger suffisamment ?"

Oui maman, je suis sûre que je mange suffisamment, je suis sûre que je mange plus que suffisamment. Pendant mon existence, j'ai mangé suffisamment pour nourrir toute la ville de Trenton, New-Jersey, Maman. Si tu mettais tous les Chinois du monde en rang par quatre, ils auraient pas mangé autant que moi au buffet de ma dernière Barmitzvah. Si j'arrêtais de manger l'espace d'une journée seulement on pourrrait nourrir tous les gens qui meurent de faim en Inde. Et tu me demandes si je mange suffisamment ? Pourquoi c'est maintenant que tu poses cette question maman ? T'aurais dû la poser quand j'étais bébé et que tu me gavais sans arrêt. Quand j'étais bébé tu pleurais si je mangeais pas (...)

(...) Mes huit kilos en trop je les ai perdu au moins sept fois dans ma vie. ça fait plus de cinquante kilos. Mais ils reviennent toujours. Il reviennent toujours parce que j'attends des applaudissements, à chaque fois que je mange



Mon avis :

Je suis mitigée : Il y a beaucoup d'humour dans ce livre. On retrouve parfois cette manière de penser instinctive te très humaine, mais à la longue on s'ennuie : on attend une seule chose le jour de son suicide.