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Bleus sont les étés - Christian Signol 
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Quatrième de couverture :
Aurélien, le vieux berger, vit seul sur le causse depuis toujours. L'existence lui a refusé la compagne qui aurait adouci ses jours et, pire encore, la descendance à qui il aurait transmis son héritage de terrien élevé sous les étoiles, loin de ces villes qu'il n'a jamais vues. Au cours d'un été magnifique, des vacanciers s'installent au hameau. Entre Benjamin, le jeune fils adoptif de ces Parisiens, et le vieil Aurélien se noue une complicité immédiate et forte. Aurélien initie le jeune garçon à la beauté sauvage et rude de ce pays d'herbe rase, de pierres et de genévriers. Partageant les bonheurs les plus simples - le vol d'épervier, la surveillance du troupeau -, le vieil homme et l'enfant ne se quittent plus. La séparation, poutant inévitable, leur semble impossible.
Mon avis : 

Un roman "Terroir" avec son berger bourru Aurélien, seul et solitaire, très agé, sans enfants, au milieu du Causse, avec pour seuls voisins Marc et Juliette, jeune couple qui est venu s'installer à cet endroit.

De très bons points pour la description des lieux, sur les liens unissant Aurélien au jeune couple qui l'aide pour ses courses et veille sur lui.

Une histoire réaliste qui nous raconte comment un vieillard au crépuscule de sa vie, a toujours voulu un fils, au point de friser la sénilité. La rencontre avec Benjamin va le faire plonger dans la folie. Il s'est lié d'amitié, amitié très forte, sincère et réciproque entre les deux. Au point, de devenir un amour fillial plus qu'une amitié... au grand dam de l'amour des parents de Benjamin pour leur fils. Le roman est simple à lire, mais j'ai éprouvé un malaise à le lire. A cause de l'amour paternel du berger. Tout d'abord pour un fils, n'importe lequel, celui dont il découpe l'image pour la coller au frigo, la renouvelant chaque année. Puis pour Benjamin, qu'il éloigne malgré lui de ses parents, de sa vie parisienne. On prend défense pour cet homme inoffensif qui a juste besoin de compagnie et d'amour. Mais le malaise persiste.

Ce que j'ai beaucoup apprécié, c'est que si l'auteur donne un langage bourru à son protagoniste, ce langage gangrène petit à petit la narration et les descriptions du roman. J'ai trouvé cela assez amusant. Cela prouve que Christian Signol, habitué des romans ensoleillé du Terroir, s'immerge à fond dans l'écriture de son roman.

 

Note : 3/5


Tag(s) : #2011 Lectures

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