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Samuel fête ses trente-cinq ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. Il attrape alors son téléphone mais réalise qu’il n’a personne à qui parler. Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu.

Tiens, et s’il appelait ? À sa grande surprise, quelqu’un décroche. Et pas n’importe qui : c’est à lui-même, âgé de dix ans, qu’il est en train de parler ! Mais que dire à l’enfant que l’on était vingt-cinq ans plus tôt ?

Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s’interroger : l’enfant que j’étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l’adulte que je suis aujourd’hui ? Ne l’ai-je pas trahi en renonçant à mes rêves ? 

Grâce à ce dialogue inattendu et inespéré, Samuel va, peu à peu, devenir acteur de sa vie. Et avancer, enfin !

Après Dieu est un pote à moi et Cent pages blanches, Cyril Massarotto signe un roman plein de justesse, de tendresse et d’humour sur l’enfant qui demeure toujours en nous… et qu’il ne faut jamais oublier d’écouter.
 

Mon avis :

Une de ces histoires comme je les aime.

Avec un personnage principal Samuel, insipide, solitaire, qui se réveille et s'améliore enfin.

Ce tour de force arrive grâce à l'enfant qu'il a été et qui sommeille en lui.

 

C'est aussi une des histoires qui nous fait comprendre qu'il faut faire son deuil de ses douleurs passées pour avancer et enfin goûter au bonheur.

 

Une belle histoire passionnante qu'on referme avec regrets.

 

J'ai retrouvé dans ce roman, le Cyril Massarotto que j'avais perdu avec Trois enfants du siècle.

 

Youpiiiiiiiiiiiiii!

 

Note : 4.25/5

Quelqu'un a qui parler - Cyril Massarotto

Les passions ne sont dévorantes que si on les nourrit suffisamment; dans le cas contraire elles dépérissent et l'on en vient à oublier qu'elles sont là, tapies au fond de nous.

Le début d'une histoire d'amour, c'est comme la découverte d'un continent jumeau du nôtre mais de l'autre côté du pôle : le paysage est le même, les gens ont le même aspect, mais en vérité tout est différent. Paris est plus belle, de ce côté-ci de la terre, elle est moins grise et son ciel est plus bleu ; les gens sont moins austères, ils sont plus beaux et plus souriants, ici, du côté des amoureux. Bien sûr rien n'a changé vraiment, mais à regarder le ciel plutôt que ses chaussures, on a plus de lumière qui nous arrive dans le regard ; et à sourire aux gens et à les regarder vraiment, on récolte de beaux sourires et des regards véritables.

Il n'est jamais trop tard pour bâtir quelque chose de neuf; surtout si ce quelque chose, c'est soi-même. Car on ne reconstruit jamais mieux une maison qu'autour des murs que l'on connaît déjà.

Les anges gardiens, les vrais, ils sont sur terre, avec nous. Les anges gardiens, ce sont ceux qui nous rendent heureux, qui nous disent qu'ils nous aiment, qui nous soutiennent quand ça ne va pas bien. Les anges gardiens, ce sont ceux qui ne savent trouver les mots. Car c'est ici-bas qu'ils nous apportent la joie et qu'ils veillent sur nous ; ce n'est qu'entre leurs bras que nous sommes véritablement heureux.

L'amitié ça ne se demande pas, ça ne se réfléchit pas, on n'élabore pas de tactique pour trouver un ami, on n'offre pas de fleurs, on n'envoie pas de regards en coin séducteurs et équivoques... D'ailleurs je ne crois pas que qui que ce soit ait entendu des choses telles que : "Tu as vu la façon dont il te regarde, celui-là ? Je crois qu'il y en a un qui a envie d'être ami avec toi, petite chanceuse !", ou bien : "J'vous préviens, les gars, ce soir on sort en boîte et j'me fais une amie direct !" Non, l'amitié, c'est beaucoup plus subtil.

Tag(s) : #2017 Lectures, #Cyril Massarotto

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