Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le rire du Cyclope - Bernard WERBER
Résumé :

Darius, humoriste célèbre et coqueluche du tout Paris, s’effondre dans sa loge à l’issue d’une représentation à L’Olympia. Quelques minutes avant sa mort, le pompier de garde l’a pourtant entendu éclater de rire…Journaliste au Guetteur moderne, Lucrèce Nemrod est sûre qu’il ne s’agit pas d’une mort naturelle. Son complice, Isidore Katzenberg, qui vit toujours dans son château d’eau, entouré de dauphins, est persuadé qu’il faut remonter aux origines du rire pour mener à bien cette enquête…Un roman werbérien à la fois malin et savant, où l’on retrouve deux de ses héros favoris : Isidore Katzenberg et Lucrèce Nemrod. Après le chaînon manquant et le cerveau, l’étrange phénomène du rire est au centre de leur nouvelle enquête.

Mon avis :

Lecture agréable. J'ai beaucoup apprécié la réinterprétation de l'histoire vis à vis de l'épée de Salomon. J'avais pourtant deviné la façon dont le Cyclope était mort. J'ai moins apprécié la relation entre Lucrèce et Isidore.

Bref une lecture agréable, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Note : 3/5
Citations :

« Quand le corps humain fut créé, toutes ses parties voulaient être le chef.

LE CERVEAU disait : Puisque je contrôle tout le système nerveux je devrais être le chef.

LES PIEDS disaient : Puisque nous maintenons tout le corps debout nous devrions être les chefs.

LES MAINS disaient : Puisque nous faisons tout le travail et gagnons de l’argent pour nourrir le corps, nous devrions être les chefs.

LES YEUX disaient : Puisque c’est nous qui apportons l’essentiel des informations sur le monde extérieur, nous devrions être les chefs.

LA BOUCHE disait : Puisque c’est moi qui nourris tout le monde, je devrais être le chef.

Et ainsi de suite pour le CŒUR, les OREILLES et les POUMONS.

Enfin LE TROU DU CUL se fit entendre et demanda à être le chef. Les autres parties du corps se moquèrent à l’idée qu’un simple TROU DU CUL puisse les diriger.

Alors le TROU DU CUL se mit en colère : il se referma sur lui-même et refusa de fonctionner. Bientôt le CERVEAU devint fiévreux, les YEUX devinrent vitreux, les PIEDS trop faibles pour marcher, les MAINS pendaient sans force et le CŒUR et les POUMONS luttaient pour survivre. Ainsi tous supplièrent le CERVEAU de céder et de permettre au TROU DU CUL d’être le chef.

Ainsi fut fait. Toutes les parties du corps purent dès lors reprendre leur activité tandis que le TROU DU CUL dirigeait tout le monde et s’occupait principalement de la gestion des “emmerdements” comme tout chef digne de ce nom.

Moralité : il n’est nullement nécessaire d’être un cerveau pour devenir chef, un simple TROU DU CUL a nettement plus de chances d’y réussir. »

Extrait du sketch Les Trous du cul ont de l’avenir,

de Darius WOZNIAK.

— Eh bien je ne suis pas tout le monde. Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison.

« Tomber amoureuse », c’est une drôle d’expression. Pourquoi ne dit-on pas « s’élever amoureuse » ? Probablement parce qu’on est conscient qu’il s’agit d’une chute, d’une perte. Un amour « profond » est un amour dans lequel on se perd.

Quelle femme osera révéler à un homme que le vrai point G est celui qui se trouve à la fin du mot shopping ?

La vie est un film qui finit mal, Lucrèce. Ce qui est intéressant ce sont les péripéties avant le générique de fin.

Mais qui parle des cadavres des centaines de milliers d’ouvriers qui ont bâti la Grande Muraille ou le château de Versailles. Derrière chaque chef-d’œuvre il y a un cimetière.

Tag(s) : #2015 Lectures

Partager cet article

Repost 0